🚀 Guide Complet 2026

Le Guide Ultime pour Choisir Son Statut Juridique d'Entreprise

Bienvenue dans votre assistant de choix de statut juridique. Répondez à une série de questions simples pour obtenir une sélection personnalisée des statuts juridiques adaptés à votre projet, accompagnée d'explications comparatives claires.

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Statuts juridiques analysés

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2026

Données à jour

📖 Comprendre les bases

Qu'est-ce qu'un statut juridique d'entreprise ?

Le statut juridique d'une entreprise désigne le cadre légal dans lequel elle est créée et exerce son activité. Il détermine l'ensemble des règles qui régissent le fonctionnement de l'entreprise : la répartition du pouvoir entre les dirigeants et les associés, la responsabilité financière des fondateurs, le régime fiscal applicable, le régime social du dirigeant, ainsi que les obligations comptables et administratives. En d'autres termes, c'est la « forme juridique » que prend votre projet entrepreneurial aux yeux de la loi.

Ce choix est fondamental car il impacte directement la manière dont votre entreprise sera perçue par les banques, les investisseurs, les clients et les administrations. Un statut mal adapté peut entraîner des charges sociales excessives, des contraintes administratives lourdes, ou encore limiter vos possibilités de développement. À l'inverse, un statut bien choisi constitue un véritable levier stratégique pour la réussite de votre projet.

Entreprise Individuelle (EI)

L'entreprise individuelle est la forme la plus simple de création d'activité. L'entrepreneur et l'entreprise ne font juridiquement qu'un. Depuis la réforme de 2022, le patrimoine personnel de l'entrepreneur est automatiquement protégé, seul le patrimoine professionnel pouvant être saisi en cas de dettes professionnelles.

  • Pas de personnalité morale distincte
  • Pas de capital social requis
  • Imposition à l'IR par défaut (option IS possible)
  • Régime social TNS (Travailleur Non Salarié)
  • Formalités de création simplifiées

Société (SARL, SAS, SA…)

La société est une personne morale distincte de ses fondateurs. Elle possède son propre patrimoine, ses propres droits et obligations. La responsabilité des associés est généralement limitée au montant de leurs apports, protégeant ainsi leur patrimoine personnel de manière plus encadrée.

  • Personnalité morale distincte
  • Capital social (libre ou minimum selon la forme)
  • Imposition à l'IS par défaut (option IR possible)
  • Régime social variable selon le statut du dirigeant
  • Formalités plus complexes (statuts, AG…)

💡 L'essentiel à retenir

La principale différence entre l'entreprise individuelle et la société réside dans la séparation des patrimoines et la personnalité morale. En société, votre entreprise possède une existence juridique propre, ce qui facilite la levée de fonds, la cession de parts et la protection personnelle. L'entreprise individuelle, quant à elle, offre une simplicité de gestion inégalée mais limite les possibilités d'association et de structuration. Pour aller plus loin, consultez notre tableau comparatif détaillé des différents statuts juridiques.

🎯 Critères essentiels

Les critères clés pour choisir votre statut

Le choix du statut juridique ne doit pas être fait au hasard. Voici les principaux facteurs à analyser avant de prendre votre décision.

1. La nature de votre activité

Certaines activités sont réglementées et imposent un statut juridique particulier. Par exemple, les professions libérales réglementées (avocats, médecins, architectes) ont accès à des formes spécifiques comme la SEL (Société d'Exercice Libéral) ou la SCP. Les activités commerciales, artisanales et agricoles ont chacune leurs particularités. Avant tout, identifiez la catégorie de votre activité (commerciale, artisanale, libérale, agricole) car elle détermine en partie les statuts accessibles.

2. Seul ou à plusieurs ?

Entreprendre seul oriente vers l'EI, la micro-entreprise, l'EURL ou la SASU. À plusieurs, vous vous dirigerez vers la SARL, la SAS, la SA ou la SNC. Ce critère est fondamental car il conditionne la structure décisionnelle et la répartition du pouvoir.

3. Niveau de responsabilité

Souhaitez-vous protéger votre patrimoine personnel ? En SARL, SAS ou SASU, la responsabilité est limitée aux apports. En SNC, elle est illimitée et solidaire. En EI, le patrimoine personnel est protégé depuis 2022, mais des exceptions existent.

4. Régime fiscal

Impôt sur le revenu (IR) : les bénéfices sont imposés dans votre déclaration personnelle. Impôt sur les sociétés (IS) : l'entreprise est imposée sur ses bénéfices propres. Chaque régime a ses avantages selon votre niveau de revenus et votre stratégie de rémunération.

5. Régime social du dirigeant

Le régime social impacte directement le montant de vos cotisations et votre couverture sociale. En tant que Travailleur Non Salarié (TNS) — gérant majoritaire de SARL, EURL, EI — les cotisations sont moins élevées (environ 45% du revenu) mais la couverture est plus limitée. En tant qu'assimilé salarié — président de SAS, SASU, gérant minoritaire de SARL — les cotisations sont plus élevées (environ 65-80% de la rémunération brute) mais vous bénéficiez du régime général de la Sécurité sociale, avec une meilleure protection, notamment en matière de retraite et de prévoyance.

6. Besoins de financement

Si vous envisagez de lever des fonds ou d'accueillir des investisseurs, la SAS est la forme la plus flexible grâce à la liberté de créer différentes catégories d'actions. La SA est adaptée aux grands projets. L'EI ne permet pas l'entrée d'associés.

7. Formalités administratives

L'EI et la micro-entreprise offrent le minimum de formalités. En société, vous devrez rédiger des statuts, tenir des assemblées générales, déposer vos comptes annuels. La complexité administrative est un facteur souvent sous-estimé.

8. Transmission & développement

Si vous envisagez de céder votre entreprise ou de la transmettre, la société offre plus de souplesse (cession de parts ou d'actions). L'EI est plus difficile à transmettre car elle est intimement liée à la personne du dirigeant.

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Entreprendrez-vous seul ou à plusieurs ?

Ce critère détermine les statuts juridiques accessibles pour votre projet.

Quelle est la nature de votre activité ?

Certaines activités imposent ou favorisent des statuts spécifiques.

Quel est votre chiffre d'affaires annuel estimé ?

Ce montant détermine l'éligibilité à la micro-entreprise et les régimes fiscaux possibles.

Quel niveau de protection de votre patrimoine souhaitez-vous ?

La responsabilité varie fortement selon le statut choisi.

Quel régime social préférez-vous ?

Le régime social impacte vos cotisations et votre protection sociale.

Envisagez-vous de lever des fonds ou d'accueillir des investisseurs ?

Certaines formes juridiques sont bien plus adaptées à l'ouverture du capital.

Vos statuts recommandés

Voici les statuts juridiques les plus adaptés à votre profil, basés sur vos réponses.

📚 Guide détaillé

Les principaux statuts juridiques en 2026

Découvrez en détail chaque forme juridique disponible en France, ses avantages, ses limites et les profils types auxquels elle correspond.

Entreprise Individuelle (EI)

La forme la plus simple pour entreprendre seul

Associés 1 seul
Capital Aucun
Fiscal IR (option IS)
Social TNS

L'Entreprise Individuelle est la forme juridique la plus accessible pour démarrer une activité en France. Elle ne nécessite aucun capital social, les formalités de création sont simplifiées, et l'entrepreneur exerce en son nom propre. Depuis la réforme du 15 mai 2022, le patrimoine personnel de l'entrepreneur individuel est automatiquement séparé de son patrimoine professionnel, offrant une protection accrue sans avoir besoin de créer une société.

L'EI est soumise par défaut à l'impôt sur le revenu (IR) dans la catégorie correspondant à l'activité exercée (BIC pour les commerçants et artisans, BNC pour les professions libérales). Depuis 2022, il est possible d'opter pour l'impôt sur les sociétés (IS), ce qui permet de distinguer la rémunération du dirigeant des bénéfices de l'entreprise. Le dirigeant relève du régime des Travailleurs Non Salariés (TNS), avec des cotisations sociales calculées sur le bénéfice réalisé.

Profils types : freelances, consultants indépendants, artisans, commerçants solo, professions libérales non réglementées. L'EI convient parfaitement aux entrepreneurs qui souhaitent tester leur activité avec un minimum de contraintes administratives et comptables.

Micro-Entreprise

Le régime simplifié de l'entreprise individuelle

Associés 1 seul
Capital Aucun
Fiscal IR (prélèvement libératoire possible)
Social TNS simplifié

La micro-entreprise n'est pas un statut juridique à part entière, mais un régime fiscal et social simplifié de l'entreprise individuelle. Elle bénéficie d'un allègement considérable des obligations comptables (pas de bilan, pas de TVA sous certains seuils, simple registre des recettes) et d'un mode de calcul des cotisations simplifié : un pourcentage fixe du chiffre d'affaires (12,3 % pour la vente, 21,2 % pour les services en 2026).

Les plafonds de chiffre d'affaires sont : 188 700 € pour les activités de vente de marchandises et 77 700 € pour les prestations de services et les professions libérales (seuils 2026). Au-delà, il faut basculer vers le régime réel ou créer une société. L'option pour le versement libératoire de l'impôt sur le revenu est possible sous conditions de revenus, permettant de payer un pourcentage fixe du CA en lieu et place de l'IR classique.

Profils types : activités en démarrage, activités complémentaires, freelances à faible CA, étudiants entrepreneurs, reconversions professionnelles. Ce régime est idéal pour tester une idée avec un risque financier et administratif minimal.

EURL

Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée

Associés 1 seul
Capital Libre (1 € min)
Fiscal IR (option IS)
Social TNS

L'EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) est la version unipersonnelle de la SARL. Elle permet à un entrepreneur seul de bénéficier de la structure d'une société tout en limitant sa responsabilité au montant de ses apports. Le capital social est libre (à partir de 1 €), et les apports peuvent être en numéraire, en nature ou en industrie.

Par défaut, l'EURL est soumise à l'IR lorsque l'associé unique est une personne physique, avec la possibilité d'opter pour l'IS. Le gérant associé unique relève du régime TNS. Les obligations comptables sont celles d'une société classique : bilan annuel, comptes de résultat, dépôt des comptes au greffe, tenue d'assemblées (même si elles sont simplifiées en cas d'associé unique). Cependant, l'EURL peut évoluer facilement en SARL par simple cession de parts à un nouvel associé.

Profils types : entrepreneurs solos souhaitant la crédibilité d'une société, artisans, commerçants, professions libérales non réglementées, entrepreneurs prévoyant de s'associer à terme.

SARL

Société à Responsabilité Limitée

Associés 2 à 100
Capital Libre (1 € min)
Fiscal IS (option IR 5 ans)
Social TNS (gérant majoritaire) / Assimilé salarié (gérant minoritaire)

La SARL (Société à Responsabilité Limitée) est l'une des formes juridiques les plus courantes en France. Elle accueille de 2 à 100 associés dont la responsabilité est limitée à leurs apports. Son fonctionnement est encadré par la loi, ce qui offre un cadre sécurisant mais moins flexible que la SAS. La gérance est confiée à une ou plusieurs personnes physiques, obligatoirement associées ou non.

La SARL est soumise à l'IS par défaut, avec une option temporaire pour l'IR (limitée à 5 ans). Le gérant majoritaire (détenant plus de 50 % des parts) relève du régime TNS, tandis que le gérant minoritaire ou égalitaire relève du régime assimilé salarié. Les cessions de parts sociales nécessitent un agrément des autres associés (sauf pour les cessions entre conjoints, ascendants et descendants), ce qui protège la stabilité de la société mais limite la liquidité.

Profils types : entreprises familiales, projets à deux ou trois associés, commerces, restaurants, PME traditionnelles, projets où l'encadrement légal strict est souhaité. La SARL convient particulièrement aux couples d'entrepreneurs souhaitant bénéficier du statut de conjoint collaborateur.

SASU

Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle

Associés 1 seul
Capital Libre (1 € min)
Fiscal IS (option IR 5 ans)
Social Assimilé salarié

La SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) est la version unipersonnelle de la SAS. Elle connaît un succès croissant depuis plusieurs années en raison de sa grande flexibilité statutaire et du régime social protecteur du dirigeant. Le président de SASU est assimilé salarié et bénéficie du régime général de la Sécurité sociale (hors assurance chômage), ce qui signifie une meilleure couverture retraite et prévoyance, en contrepartie de cotisations plus élevées.

La SASU offre une liberté quasi totale dans la rédaction des statuts, permettant d'anticiper l'entrée d'investisseurs, la création de catégories d'actions différentes, et des clauses d'agrément ou de préemption sur mesure. Le capital social est libre (à partir de 1 €). En l'absence de rémunération, le président ne paie aucune cotisation sociale, ce qui est un avantage en phase de démarrage. En revanche, il ne bénéficie alors d'aucune couverture sociale via la société.

Profils types : freelances souhaitant le régime assimilé salarié, startups unipersonnelles anticipant une levée de fonds, consultants, développeurs, entrepreneurs prévoyant une croissance rapide ou une transformation en SAS multi-associés.

SAS

Société par Actions Simplifiée

Associés 2 minimum (pas de max)
Capital Libre (1 € min)
Fiscal IS (option IR 5 ans)
Social Assimilé salarié

La SAS (Société par Actions Simplifiée) est devenue la forme de société la plus créée en France. Sa grande force réside dans la liberté contractuelle : les associés définissent librement dans les statuts les règles d'organisation et de fonctionnement de la société (direction, conditions de cession, droits de vote, clauses spécifiques). Elle nécessite au minimum 2 associés, sans plafond maximum.

La SAS est soumise à l'IS par défaut. Le président est assimilé salarié. Les actions sont librement cessibles (sauf clause contraire dans les statuts), ce qui facilite l'entrée et la sortie d'investisseurs. Il est possible de créer des actions de préférence avec des droits différenciés (droit de vote double, dividendes prioritaires, etc.), ce qui en fait le véhicule privilégié pour les startups et les projets innovants nécessitant des tours de financement.

Profils types : startups, entreprises innovantes, projets à fort potentiel de croissance, entreprises prévoyant des levées de fonds, groupes de sociétés, joint-ventures. C'est le statut recommandé dès lors que la flexibilité et l'accueil d'investisseurs sont des priorités.

SA

Société Anonyme

Associés 2 min (7 si cotée)
Capital 37 000 € min
Fiscal IS
Social Assimilé salarié

La SA (Société Anonyme) est la forme juridique réservée aux projets d'envergure. Elle exige un capital social minimum de 37 000 €, un minimum de 2 actionnaires (7 si l'entreprise est cotée en bourse), et une gouvernance structurée avec un conseil d'administration ou un directoire et conseil de surveillance. Un commissaire aux comptes est obligatoire.

La SA est la seule forme juridique pouvant être cotée en bourse, ce qui lui donne accès aux marchés financiers. Les formalités sont lourdes : assemblées générales régulières, rapports de gestion, publication des comptes, procédures de contrôle strictes. La responsabilité des actionnaires est limitée à leurs apports.

Profils types : grandes entreprises, entreprises cotées ou ayant vocation à l'être, projets nécessitant un capital important, sociétés souhaitant inspirer confiance aux partenaires institutionnels.

SNC

Société en Nom Collectif

Associés 2 minimum
Capital Libre
Fiscal IR (option IS)
Social TNS

La SNC (Société en Nom Collectif) est une société de personnes dans laquelle tous les associés ont la qualité de commerçant et sont responsables solidairement et indéfiniment des dettes sociales sur leur patrimoine personnel. Ce niveau de responsabilité élevé implique une grande confiance entre les associés.

Le capital social est libre, et les parts sociales ne sont cessibles qu'avec l'accord unanime de tous les associés. La SNC est transparente fiscalement : chaque associé est imposé personnellement sur sa part de bénéfices (IR), avec une option possible pour l'IS. Tous les associés sont TNS. Les comptes n'ont pas à être publiés, ce qui offre une certaine discrétion.

Profils types : entreprises familiales nécessitant une confiance totale, pharmacies (avant la SEL), certains projets artisanaux ou commerciaux entre associés très proches. Forme rare mais pertinente dans certaines situations spécifiques.

SCI

Société Civile Immobilière

Associés 2 minimum
Capital Libre
Fiscal IR (option IS)
Social Pas de régime social (non-rémunérés)

La SCI (Société Civile Immobilière) est spécifiquement dédiée à la gestion de patrimoine immobilier. Elle permet à plusieurs personnes de détenir, gérer et transmettre un ou plusieurs biens immobiliers. La responsabilité des associés est indéfinie mais non solidaire (chaque associé est responsable proportionnellement à sa part dans le capital social) et subsidiaire.

La SCI est soumise à l'IR par défaut (transparence fiscale) avec option IS. Elle présente des avantages considérables en matière de transmission patrimoniale : il est possible de céder progressivement des parts sociales, en bénéficiant d'abattements fiscaux sur les donations. La SCI ne peut exercer d'activité commerciale (comme la location meublée à titre habituel, qui est commerciale).

Profils types : familles souhaitant gérer et transmettre un patrimoine immobilier, investisseurs immobiliers, détention des murs professionnels séparément de l'activité commerciale.

SCP

Société Civile Professionnelle

Associés 2 minimum
Capital Libre
Fiscal IR (option IS)
Social TNS

La SCP (Société Civile Professionnelle) est réservée aux professionnels libéraux réglementés (avocats, notaires, médecins, architectes, experts-comptables…) souhaitant exercer en commun. Les associés sont tous des professionnels de la même profession réglementée. La responsabilité est indéfinie et solidaire, comme en SNC, ce qui requiert une confiance mutuelle élevée.

Le fonctionnement est relativement souple, avec des statuts-types fixés par décret pour chaque profession. Le capital social est libre. Elle est soumise à l'IR par défaut. Les parts ne sont cessibles qu'avec l'agrément des autres associés. Profils types : cabinets d'avocats, cabinets médicaux, études notariales, cabinets d'architectes exerçant à plusieurs.

🌾 Secteur agricole

Les statuts juridiques spécifiques au secteur agricole

Le monde agricole dispose de formes juridiques spécifiques, adaptées aux particularités de l'exploitation et de la transmission des terres. Voici les trois principales structures sociétaires agricoles.

EARL

Exploitation Agricole à Responsabilité Limitée

  • 1 à 10 associés (personnes physiques uniquement)
  • Capital minimum : 7 500 €
  • Responsabilité limitée aux apports
  • IR par défaut (option IS)
  • Idéale pour les exploitations familiales modernes

GAEC

Groupement Agricole d'Exploitation en Commun

  • 2 à 10 associés (personnes physiques)
  • Capital minimum : 1 500 €
  • Principe de transparence (chaque associé = 1 exploitation)
  • Tous les associés participent aux travaux
  • Idéal pour la mise en commun de moyens entre agriculteurs

SCEA

Société Civile d'Exploitation Agricole

  • 2 associés minimum (personnes physiques ou morales)
  • Capital libre
  • Responsabilité indéfinie et non solidaire
  • Grande flexibilité (associés non exploitants possibles)
  • Idéale pour intégrer des investisseurs non agriculteurs
📊 Synthèse

Tableau comparatif synthétique des statuts

Un aperçu rapide des caractéristiques clés de chaque forme juridique. Pour un comparatif encore plus détaillé, consultez notre page dédiée au comparatif des statuts juridiques.

Statut Associés Capital min. Responsabilité Régime fiscal Régime social
EI 1 Aucun Patrimoine pro séparé IR (option IS) TNS
Micro-entreprise 1 Aucun Patrimoine pro séparé IR (prélèvement libératoire) TNS simplifié
EURL 1 Libre (1 €) Limitée aux apports IR (option IS) TNS
SARL 2 à 100 Libre (1 €) Limitée aux apports IS (option IR 5 ans) TNS (maj.) / Assimilé (min.)
SASU 1 Libre (1 €) Limitée aux apports IS (option IR 5 ans) Assimilé salarié
SAS 2+ (pas de max) Libre (1 €) Limitée aux apports IS (option IR 5 ans) Assimilé salarié
SA 2+ (7 si cotée) 37 000 € Limitée aux apports IS Assimilé salarié
SNC 2+ Libre Illimitée et solidaire IR (option IS) TNS
SCI 2+ Libre Indéfinie, non solidaire IR (option IS) Aucun (si non rémunéré)
SCP 2+ Libre Indéfinie et solidaire IR (option IS) TNS
⚠️ Attention

Les conséquences d'un mauvais choix de statut juridique

Choisir un statut juridique inadapté peut avoir des répercussions considérables sur la viabilité et la rentabilité de votre projet. Voici les principaux risques à connaître avant de prendre votre décision.

Entrepreneur inquiet face aux conséquences d'un mauvais choix de statut juridique

💸 Surcharge de cotisations sociales

Un dirigeant de SASU payant des cotisations assimilé salarié (65-80% de la rémunération brute) alors qu'il pourrait bénéficier du régime TNS en EURL (environ 45%) peut représenter plusieurs milliers d'euros de différence par an. À l'inverse, un entrepreneur cherchant une couverture sociale optimale en TNS sera moins bien protégé en matière de retraite et de prévoyance.

🔒 Blocage à la transmission et à la cession

En entreprise individuelle, la cession de l'activité est plus complexe et fiscalement moins avantageuse qu'une cession de parts ou d'actions en société. Si vous envisagez de revendre votre entreprise à terme, le choix initial du statut est déterminant pour optimiser la plus-value de cession.

📈 Inadaptation à la croissance rapide

Une micro-entreprise ou une EI ne permet pas d'accueillir des associés ni de lever des fonds. Si votre activité connaît une croissance rapide, vous serez contraint de changer de statut, ce qui implique des frais (500 à 3 000 € selon la complexité) et des délais administratifs.

📋 Contraintes administratives excessives

Créer une SA pour une activité individuelle qui ne nécessite pas de financement extérieur, c'est s'imposer des obligations de gouvernance, de commissariat aux comptes et de formalisme totalement disproportionnées. Les coûts de gestion annuels peuvent dépasser plusieurs milliers d'euros inutilement.

Changer de statut : procédure, coûts et conséquences

Il est tout à fait possible de changer de statut juridique en cours de vie de l'entreprise, mais cette démarche n'est ni anodine ni gratuite. Voici ce qu'il faut savoir :

📄 Formalités

Passage de l'EI à une société : création de la société, apport du fonds de commerce, immatriculation, radiation de l'EI. Transformation de SARL en SAS : décision unanime des associés, modification des statuts, formalités au greffe, nomination d'un commissaire à la transformation.

💰 Coûts estimés

Les frais de transformation varient de 500 € à 5 000 € selon la complexité : frais de greffe (200-500 €), honoraires d'avocat ou d'expert-comptable (500-3 000 €), commissaire à la transformation (1 000-2 500 €), frais d'annonce légale (150-300 €).

⚖️ Conséquences fiscales et sociales

Le passage de l'IR à l'IS (ou inversement) peut déclencher une imposition immédiate des plus-values latentes et des bénéfices en sursis. Le changement de régime social (TNS vers assimilé salarié) modifie le montant des cotisations et la couverture sociale dès la date de transformation.

Expert-comptable conseillant un entrepreneur sur le choix de son statut juridique
🤝 Conseil stratégique

Le rôle essentiel de l'expert-comptable

Si notre simulateur et ce guide vous permettent de comprendre les grandes lignes et d'identifier les statuts les plus adaptés à votre profil, le recours à un expert-comptable reste vivement recommandé pour affiner votre choix et prévenir les erreurs coûteuses.

L'expert-comptable prend en compte la globalité de votre situation : vos revenus personnels et ceux de votre foyer fiscal, votre patrimoine, votre situation familiale, vos objectifs de rémunération à court et long terme, vos projets d'investissement, et même votre stratégie de sortie (revente, transmission, retraite). Il peut réaliser des simulations financières précises comparant les charges sociales, l'imposition et la rémunération nette selon les différents statuts envisagés.

Analyse personnalisée et chiffrée

Simulations comparatives précises tenant compte de votre situation réelle.

Anticipation des évolutions

Prise en compte de vos projets de croissance, d'embauche et de financement futurs.

Optimisation fiscale et sociale

Stratégies légales pour minimiser vos charges tout en maximisant votre protection.

Prévention des erreurs coûteuses

Éviter un changement de statut complexe et onéreux après quelques mois d'activité.

🔍 Point clé

Statut juridique vs régime fiscal : quelle différence ?

Une confusion fréquente chez les entrepreneurs consiste à mélanger statut juridique et régime fiscal. Ces deux notions sont pourtant distinctes et complémentaires.

Le statut juridique

C'est la forme légale de votre entreprise : EI, SARL, SAS, SA, etc. Il définit le cadre juridique global : nombre d'associés, mode de gouvernance, responsabilité, obligations administratives, possibilités de cession et de transmission.

Exemple : « J'ai créé une SARL » — SARL est le statut juridique.

Le régime fiscal

C'est le mode d'imposition des bénéfices de votre entreprise : IR (impôt sur le revenu), IS (impôt sur les sociétés), ou micro-fiscal. Le régime fiscal dépend en partie du statut juridique mais offre souvent des options de choix.

Exemple : « Ma SARL est à l'IS » — IS est le régime fiscal choisi.

La micro-entreprise, souvent perçue à tort comme un statut juridique, est en réalité un régime fiscal et social simplifié de l'entreprise individuelle. De même, le terme « auto-entrepreneur » désigne le même régime micro-fiscal. Comprendre cette distinction est essentiel pour faire un choix éclairé. Le statut juridique est le « contenant », le régime fiscal est le « mode de calcul de l'impôt » à l'intérieur de ce contenant.

📊 Charges sociales

Impact du statut sur les cotisations URSSAF

Les cotisations sociales représentent une part significative des charges d'un entrepreneur. Leur montant varie considérablement selon le statut juridique et le régime social choisi.

~12%

Micro-entreprise (services)

Cotisations forfaitaires calculées sur le chiffre d'affaires encaissé. Environ 21,2% pour les services et 12,3% pour la vente. Simplicité maximale mais couverture limitée.

~45%

TNS (EI, EURL, gérant SARL)

Cotisations calculées sur le bénéfice net ou la rémunération. Environ 45% du revenu professionnel. Couverture correcte mais inférieure au régime général, notamment pour la retraite.

~75%

Assimilé salarié (SAS, SASU)

Cotisations calculées sur la rémunération brute. Environ 65-80% incluant les parts patronales et salariales. Couverture complète du régime général (hors chômage).

⚡ Exemple concret : Pour une rémunération nette cible de 3 000 € / mois, un gérant majoritaire de SARL (TNS) aura besoin d'un budget total d'environ 4 350 €, tandis qu'un président de SASU (assimilé salarié) aura besoin d'environ 5 250 à 5 700 €. Cette différence de 900 à 1 350 € mensuels (soit 10 800 à 16 200 € par an) illustre l'importance cruciale du choix du régime social.

❓ Questions fréquentes

FAQ sur le choix du statut juridique

Retrouvez les réponses aux interrogations les plus courantes des entrepreneurs sur le choix de leur forme juridique.

Le statut juridique (ou forme juridique) d'une entreprise est le cadre légal qui détermine les règles de fonctionnement de l'entreprise : sa structure de direction, la responsabilité de ses fondateurs, son régime d'imposition, la couverture sociale du dirigeant, et les obligations administratives et comptables. C'est en quelque sorte « l'habit juridique » que porte votre entreprise. Il existe de nombreuses formes (EI, EURL, SARL, SAS, SASU, SA, SNC, SCI, etc.) et le choix dépend de votre situation personnelle et de vos objectifs professionnels.

Il n'existe pas de « meilleur statut » universel pour un freelance — tout dépend de votre situation. Cependant, voici les options les plus courantes :

  • Micro-entreprise : idéale pour démarrer si votre CA reste sous les seuils (77 700 € en prestations de services). Simplicité maximale, cotisations faibles.
  • EURL (IR) : adaptée si vous dépassez les seuils micro ou avez des charges déductibles importantes. Régime TNS, cotisations raisonnables.
  • SASU (IS) : privilégiée si vous souhaitez être assimilé salarié, optimiser vos dividendes, ou anticiper l'entrée d'associés. Attention aux cotisations plus élevées.

Pour un comparatif complet, explorez notre tableau comparatif détaillé et utilisez le simulateur en haut de cette page.

Oui, il est tout à fait possible de changer de statut juridique, mais cette démarche a un coût et des conséquences. Par exemple, passer d'une micro-entreprise à une SASU implique de créer la société, d'y apporter l'activité, et de radier la micro-entreprise. Transformer une SARL en SAS nécessite l'accord unanime des associés, la nomination d'un commissaire à la transformation, la modification des statuts et des formalités au greffe. Les frais varient de 500 € à 5 000 € selon la complexité. Il peut également y avoir des conséquences fiscales (imposition des plus-values latentes, changement de régime fiscal). C'est pourquoi il est préférable de bien choisir dès le départ.

Les principales différences entre la SARL et la SAS sont :

  • Flexibilité : la SAS offre une liberté statutaire quasi totale, tandis que la SARL est plus encadrée par la loi.
  • Régime social du dirigeant : le gérant majoritaire de SARL est TNS (cotisations ~45%), le président de SAS est assimilé salarié (cotisations ~65-80%).
  • Cession de titres : les actions de SAS sont librement cessibles (sauf clause contraire), les parts de SARL nécessitent un agrément.
  • Accueil d'investisseurs : la SAS permet de créer des actions de préférence, ce qui est très prisé des investisseurs. La SARL ne permet pas cette flexibilité.
  • Nombre d'associés : la SARL est limitée à 100 associés, la SAS n'a pas de plafond.

En termes de charges sociales minimales, la micro-entreprise reste imbattable pour les faibles chiffres d'affaires (cotisations de 12,3 % à 21,2 % du CA). Pour des revenus plus élevés, le régime TNS (accessible via l'EI, l'EURL ou la gérance majoritaire de SARL) offre des cotisations d'environ 45 % du revenu, nettement inférieures au régime assimilé salarié. Attention toutefois : payer moins de cotisations signifie aussi moins de couverture sociale (retraite, prévoyance, arrêt maladie). Il faut donc trouver le juste équilibre entre économies à court terme et protection à long terme. Le recours à une mutuelle et une prévoyance complémentaire est souvent indispensable pour les TNS.

Pour un e-commerce, la micro-entreprise est idéale pour tester votre concept (seuil de 188 700 € en vente de marchandises). Si votre CA dépasse ce seuil ou si vous avez des charges importantes (stock, publicité, logistique), une EURL à l'IR ou une SASU à l'IS sera plus adaptée pour déduire vos charges et optimiser votre fiscalité. Si vous êtes plusieurs associés, la SAS est le choix privilégié pour sa flexibilité et sa capacité à accueillir des investisseurs si le projet prend de l'ampleur.

Non, contrairement à une idée très répandue, la micro-entreprise n'est pas un statut juridique. C'est un régime fiscal et social simplifié applicable à l'entreprise individuelle. Le statut juridique sous-jacent est l'entreprise individuelle (EI). Le terme « auto-entrepreneur », encore couramment utilisé, désigne le même régime. Cette distinction est importante car elle signifie que vous ne « créez » pas une micro-entreprise comme statut, mais que vous créez une entreprise individuelle en optant pour le régime micro-fiscal.

Oui, dans la majorité des cas, vous pouvez cumuler un emploi salarié avec la création d'une entreprise. Vous devez toutefois vérifier votre contrat de travail (clause d'exclusivité, clause de non-concurrence) et respecter votre obligation de loyauté envers votre employeur. La micro-entreprise est particulièrement adaptée à ce cumul grâce à sa simplicité de gestion. Pour une société (SASU, EURL), le cumul est également possible sans restriction légale particulière, tant que l'activité entrepreneuriale ne concurrence pas votre employeur.

Prêt à trouver votre statut juridique idéal ?

Utilisez notre simulateur gratuit en haut de page ou explorez notre tableau comparatif complet pour prendre la meilleure décision pour votre projet entrepreneurial.